Intéressant, le numéro du Capital de novembre (n° 206). L'avez-vous lu ?
Un dossier de 22 pages débute sur un constat fort : longtemps cité en exemple, notre système de santé [dans l'Hexagone, nda] tourne de moins en moins rond.
D'après le magazine, la dégradation du système de soins à la française serait telle qu'un chiffre majeur, véritable boussole dudit système, s'affiche en lettre rouges : au moins aussi consternant que la dégringolade du CAC 40, estime Capital. Selon une enquête du Secours populaire, en effet, 39% des Français renoncent désormais à certains soins pour des raisons financières. Et ce, même pour des soins nécessaires. En ligne de mire, les prothèses dentaires (31 %), les soins optiques (29 %), les consultations chez un spécialiste (24 %), les analyses en laboratoire (16 %) ou l’achat de médicaments (18%).
Nous vivrions donc un tournant.
Et Christian Saout, président du Comité interassociatif sur la santé (Ciss), de déplorer qu'avec la baisse du pouvoir d’achat, même les classes moyennes hésitent à aller voir le médecin.
L’Ifop, de son côté, évalue à 74 % le nombre de Français qui considèrent que notre système de santé se dégrade [*] de jour en jour.
Les patients ont le blues.
Pourtant en tête (numéro un) du classement de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), notre système déçoit...
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[*] L'accès financier et géographique aux soins serait en sensible baisse. De même que la liberté de choix face à la pratique ou aux opportunités médicales, tant du côté des patients que des praticiens de la santé.
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